Hard skills VS soft skills : trouver le bon équilibre en recrutement

deux femmes souriantes discutant

Un recrutement pertinent est toujours un savant mélange entre hard skills et soft skills. Dans un monde en transformation perpétuelle, les soft skills sont d’autant plus essentielles. Doivent-elles, pour autant, détrôner les compétences plus techniques ? Rien n’est moins sûr. 

Hard skills VS soft skills, définition

Par “hard skills” on désigne les connaissances techniques ou académiques acquises par un(e) candidat(e) à travers son parcours scolaire, universitaire ou professionnel. Ces compétences peuvent facilement se démontrer, par le biais de diplômes, de certifications, de portfolios, etc. Autrement dit, il s’agit du savoir-faire du candidat

Quelques exemples de hard skills : la maîtrise d’une langue étrangère, de logiciels informatiques, de langages de programmation…  

Les “soft skills”, quant à elles, sont des qualités humaines liées à la personnalité du candidat ou de la candidate. Autrement dit, il s’agit de son savoir-être.

Quelques exemples de soft skills : la démonstration d’une intelligence émotionnelle ou comportementale, d’une certaine empathie, d’une capacité d’écoute, de leadership…  

Hard skills vs soft skills : quelle différence ? 

Au-delà de leurs traits distinctifs, la nuance entre hard skills et soft skills est assez subtile. En effet, parce qu’il s’agit de compétences palpables et concrètes, les hard skills sont à la portée de tous. Pour les acquérir, il suffit généralement de suivre la formation adaptée et d’acquérir de l’expérience dans le domaine visé. 

Les soft skills, quant à elle, relèvent davantage de l’inné, et se développent au cours d’une vie. Le fait de travailler efficacement en équipe, de bien organiser son temps ou d’être un bon manager ne s’apprend pas dans les livres. Certains ont des facilités naturelles, d’autres développent ces compétences tout au long de leur carrière…  Quoi qu’il en soit, il s’agit d’habitudes que l’on cultive sur la durée

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Soft skills : pourquoi sont-elles précieuses ? 

  • Le savoir-être ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Parce qu’elles relèvent plus de l’inné que du simple apprentissage, les soft skills sont plus rares, donc précieuses. En effet, s’il peut être facile de former un(e) employé(e) à certaines compétences techniques, le développement de soft skills est beaucoup plus délicat.
  • Les soft skills sont synonymes de succès. Selon le psychologue Daniel Goleman, auteur du livre L’intelligence émotionnelle au travail, les dirigeants possédant une bonne intelligence émotionnelle ont plus de chances de voir leur entreprise réussir que les autres. Selon le psychologue, les entreprises leaders telles que Amazon, Xerox ou Tesla ont bâti toute leur structure interne autour des soft skills.
  • Aucune mobilité interne n’est possible sans soft skills, et ce, peu importe le talent de votre salarié(e)… Sans une bonne capacité d’écoute et de communication, un esprit critique ou un esprit d’équipe, de l’empathie, ce talent ne sera jamais un bon manager. 

    D’ailleurs, selon une enquête LinkedIn (2016) réalisée sur 291 recruteurs, 58% d’entre eux considéraient que le manque de soft skills chez les candidats constituait un frein à la productivité de leur entreprise.
  • Les soft skills sont plus que jamais nécessaires en période de crise. La période actuelle nous pousse dans nos retranchements. Pour la surmonter, les salariés doivent démontrer une forte capacité d’adaptation, de la créativité, la résistance au stress… Autant de soft skills appréciables en temps normal, et qui deviennent obligatoires aujourd’hui.
  • Dans un monde où l’innovation est constante, certaines hard skills deviennent rapidement obsolètes face à l’évolution des technologies. Les domaines du développement web et de la data, par exemple, se renouvellent sans cesse et nécessitent de réapprendre constamment. Pour pouvoir rester à la page, un Data Analyst doit posséder, au-delà de ses compétences techniques, une vraie curiosité et un fort intérêt pour son domaine. Il doit se nourrir constamment et apprendre de ses pairs à l’occasion de conférences, meetups…

Selon une étude LinkedIn (2018), les 4 soft skills les plus recherchées sont le leadership, la communication, l’esprit d’équipe et la bonne gestion du temps. 

Hard skills VS soft skills : une complémentarité nécessaire

Selon une étude du Wall Street Journal réalisée en 2015 sur 900 cadres dirigeants, 92% d’entre eux estimaient que les soft skills étaient aussi importantes que les hard skills. 89% d’entre eux avouaient en revanche avoir des difficultés à recruter des candidats avec les soft skills recherchées. 

C’est là tout le problème des soft skills : par définition, elles ne sont pas palpables. Il peut être difficile de les déceler chez les candidats, surtout dans un contexte aussi particulier que l’entretien d’embauche !

En outre, si les soft skills sont indispensables, elles servent, avant tout, à mettre en avant un savoir-faire. Les soft skills les plus courues, comme le leadership ou l’esprit d’équipe, ne valent rien si elles ne sont pas accompagnées de solides compétences. Car un employé à l’excellent relationnel est bien inutile s’il ne dispose pas des compétences techniques requises pour son poste. 

Mais l’inverse est tout aussi vrai. Un excellent salarié aux compétences rares n’est pas vraiment exploitable s’il travaille très mal en équipe ou ne se laisse pas facilement manager. De mauvaises capacités interpersonnelles peuvent même ruiner la culture d’une entreprise. 

En réalité, les soft skills et hard skills sont tout aussi importantes, et il n’existe pas vraiment de dosage magique à trouver. Toute entreprise a besoin de compétences précises, et d’un bon état d’esprit. En fonction du poste, les hard skills seront prioritaires ou non. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut se passer ni du savoir-être, ni du savoir-faire. 

En conclusion

Un bon recrutement doit, tout au long de la candidature, mettre à la fois l’accent sur les hard skills et soft skills du candidat ou de la candidate. Il s’agit là de deux caractéristiques capitales, aussi nécessaires que complémentaires.

Aujourd’hui, divers outils RH (tels qu’AssessFirst, Centraltest ou Goshaba) permettent d’évaluer le potentiel d’un(e) candidat(e), en accordant une importance toute particulière à ses soft skills. Notre logiciel de recrutement Jobaffinity vous permet d’ailleurs d’accéder à toutes ces applications RH.

Dans un prochain article, nous vous partagerons nos conseils pour détecter les soft skills des candidats en entretien d’embauche.