Quel est l’impact du coronavirus sur le recrutement ?

évolution du nombre de candidatures

Nous avons cumulé les données de plus de 3000 recruteurs qui utilisent le logiciel de gestion des recrutements Jobaffinity. L’objectif de cette analyse est d’observer l’impact du coronavirus sur le recrutement pendant la période de confinement et de déconfinement. Quelles sont les conséquences sur le nombre d’offres d’emploi et de candidatures reçues ?

Le lundi 16 mars, date du début du confinement, nous observons sur le graphique ci-dessus une très forte chute du nombre de candidatures. Il y a 4 fois moins de candidats qui postulent à des offres d’emploi le 16 mars par rapport au 9 mars.

Depuis le 16 mars, le volume des candidatures augmente chaque semaine. En 3 mois (mars, avril et juin) le volume des candidatures revient au même niveau que celui d’avant la pandémie.

Les deux jours de baisse de candidatures, récurrents sur le graphique, correspondent aux week-ends. Comme c’est habituellement le cas, il y a toujours moins de candidatures le samedi et le dimanche. Cela reste vrai en période de confinement.

En parallèle, le nombre de nouveaux postes proposés par les recruteurs a lui aussi été divisé par 4, comme celui des candidatures au début du confinement. Par contre, celui-ci n’augmente pas pendant toute la période du confinement. Il reste à un niveau relativement faible.

L’impact du coronavirus sur le recrutement pendant la période de confinement est donc un changement de tendance par rapport à ces dernières années où le nombre de candidatures par poste avait tendance à diminuer alors qu’il recommence à augmenter.

A partir du 11 mai, date du déconfinement, cette tendance se confirme et s’accentue. En effet, le nombre de nouveaux postes proposés par les entreprises reste 2 fois inférieur à celui d’avant la crise. Il est un peu supérieur à celui de la période de confinement alors que les candidatures, elles, ne cessent d’augmenter.

Les recruteurs reçoivent deux fois plus de candidatures par offre d’emploi qu’avant la crise.