--> Quelles sont les attentes des salariés français post-confinement ?

Quelles sont les attentes des salariés français post-confinement ?

Attentes des salariés français post-confinement

Depuis le premier confinement, on entend beaucoup parler du “monde d’après” et de ses idéaux. Après de longs mois difficiles marqués par une crise sanitaire sans précédent, à quoi rêvent les talents ? Quelles sont donc les attentes des salariés français post-confinement et quelle est leur nouvelle vision du travail ? Voici un résumé des dernières études sur le sujet. 

Faire un travail profondément utile 

La crise sanitaire et économique que nous traversons est certes pénible, mais elle a le mérite d’avoir mis les points sur les -i. Selon un sondage IPSOS, l’année 2020 a entraîné une importe quête de sens chez les salariés français

Ainsi, 90 % des employés interrogés ont déclaré essentiel (55 %) ou important (35 %) que leur entreprise « donne un sens à leur travail ». Ils sont également 85 % à juger essentiel (38 %) ou important (47 %) que leur entreprise leur permette « de se sentir utiles aux autres ». Dans un contexte où on a applaudi chaque soir des soignants héroïques, il paraissait inévitable de ne pas remettre en cause l’utilité de son propre travail.

La responsabilité sociale des entreprises est, elle aussi, soulevée : 83% des répondants du sondage IPSOS jugent essentiel que leur entreprise soutienne des causes d’intérêt général.

« Cette quête de sens monte en puissance depuis une dizaine d’années chez les salariés et la crise sanitaire a accéléré la tendance », souligne Brice Teinturier, le directeur général délégué d’IPSOS France.

Et en effet, de nombreuses études le prouvent : la quête de sens au travail n’a rien d’un phénomène récent en France. Selon l’étude “Salariat et autres formes d’emploi” menée par l’APEC en mars 2019,  51 % des cadres considéraient déjà comme “très important” le fait d’exercer un métier porteur de sens. Certaines attentes des salariés français post-confinement ne sont donc pas nouvelles. Cette année aura surtout joué un rôle de catalyseur. 

Une prudence de mise 

En matière de mobilité professionnelle, les cadres français semblent, en théorie, toujours enclins à changer de travail. D’après la 20ᵉ édition du baromètre cadremploi (septembre 2020), 38% des cadres interrogés se sont déclarés ouverts aux opportunités (contre 36% en 2019).

En pratique, ces mêmes cadres sont bien moins sensibles au changement qu’ils ne l’étaient l’an dernier. 52% projettent de rester dans leur entreprise. Une progression de 17 points, en comparaison à 2019. 

La tendance du mode de vie indépendant semble également en berne chez les cadres. S’ils étaient 5% à être tentés par la vague freelance en 2019, ils ne sont plus que 1% à l’être aujourd’hui. Les désirs de création d’entreprise sont également en baisse (3% contre 7% en 2019), tout comme les changements d’activité (2% contre 8% en 2019).

À noter que cette prudence varie sensiblement, selon l’âge des répondants : 70% des plus de 50 ans désirent rester dans leur entreprise (+18 points comparé à 2019) contre seulement 43% des 18-34 ans (- 9 points). 

Mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle 

Toujours selon le baromètre cadremploi sorti à la rentrée 2020, les priorités des cadres ne sont plus tout à fait les mêmes depuis le confinement. Parmi leurs critères de décision déterminants quant à leur futur emploi, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle trône, pour 71% des sondés (contre 66% en 2017). La localisation géographique de l’entreprise n’est plus que le deuxième critère essentiel (pour 62% des sondés, contre 67% en 2017). 

Des chiffres confortés par l’étude de Cisco France, intitulée “Les collaborateurs de demain” menée à la rentrée 2020. Selon cette enquête, 45 % des salariés français ont été ravis d’intégrer une activité physique au sein de leurs habitudes, signe d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Si la rémunération reste toujours un élément de décision fondamental, elle perd en revanche 7 points (62% contre 69% en 2017).

La Qualité de Vie au Travail avant tout  

L’enquête IFOP “Perceptions et attentes des salariés pour l’après-confinement” sortie en mai 2020 est unanime. Aujourd’hui, 74% des salariés estiment “qu’il y aura un avant et un après COVID-19” en ce qui concerne l’organisation de leur entreprise. Aussi, 58% d’entre eux ne voient plus leur travail de la même manière. 

Parmi les nouvelles attentes des salariés français post-confinement, on note notamment un regain d’intérêt pour la QVT (la Qualité de Vie au Travail). Selon l’étude IFOP, 81% des salariés estiment par exemple que le sujet du bien-être au travail est un enjeu prioritaire que leur entreprise doit considérer. En septembre 2018, ils étaient seulement 56% à le penser. 

Plus concrètement, les employés français aspirent à  « mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle » (pour 50% d’entre eux), « changer de rythme de travail » (41%) ou encore « faire davantage de télétravail » (30%). 

Un télétravail toujours plus plébiscité 

S’il a d’abord été forcé, le télétravail s’est imposé en douceur, et séduit aujourd’hui une bonne partie des salariés français. Selon le baromètre cadremploi, 67% des cadres expriment un intérêt plus fort pour le télétravail occasionnel. Ils sont également nombreux (41%) à revendiquer plus de flexibilité en matière d’horaires de travail. 

Une tendance confirmée par l’étude 2020 menée par Cisco France. Ses chiffres sont très clairs. Avant le confinement, seulement 4 % des Français interrogés travaillaient déjà depuis chez eux la plupart du temps. Aujourd’hui, une écrasante majorité d’entre eux espère désormais conserver son autonomie : ils sont 88 % à vouloir garder une certaine liberté. Leur mode de travail idéal ? Un mélange hybride de présentiel et de télétravail. 


« Dans le contexte actuel, Il est devenu indispensable de favoriser une approche stratégique de la technologie. Assurer la résilience des entreprises est devenu un élément vital pour combler le fossé numérique creusé par la crise. Nous sommes donc face à un nouveau défi : adapter les espaces de travail pour des usages hybrides tout en garantissant une sécurité optimale » déclare Laurent Degré, Président de Cisco France


Autonomie et confiance : deux valeurs fondamentales

Si les confinements répétés ont permis aux entreprises d’accorder davantage d’autonomie et de confiance à leurs collaborateurs, les cadres valorisent de plus en plus ces valeurs, selon le baromètre cadremploi. Pour les cadres, un bon manager peut déléguer et faire confiance (pour 36% des sondés), sait prendre des décisions (30%) et reste à l’écoute de ses collaborateurs (29%).

Les cadres sont également nombreux à plébisciter un management plus horizontal. Leur manager idéal n’hésite pas convoquer leurs expertises (selon 73% des sondés), favorise leur autonomie (pour 68% des sondés) et sait partager les responsabilités (pour 65% des sondés).

Des attentes partagées par l’ensemble des salariés français ! En effet, selon l’étude Cisco France, si les employés avaient la possibilité d’être PDG pendant une journée, “83 % d’entre eux feraient des outils de collaboration et de communication efficaces une priorité.” 57 % d’entre eux aspirent également à moins voyager et utiliser ce temps de manière plus productive.

En conclusion

La crise sanitaire que nous traversons actuellement a refaçonné notre quotidien, ainsi que nos normes culturelles. Nos habitudes de travail, quant à elles, ont du être repensées. Il est donc normal que les attentes des salariés français post-confinement aient également évolué. Toutes les études sont unanimes. Parmi les éléments les plus valorisés en 2020, on compte un management bienveillant et responsabilisant, un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle, et la possibilité, bien sûr, d’exercer un travail vraisemblablement utile à ses contemporains.

Les salariés sont également très nombreux à rechercher plus d’autonomie et de flexibilité. Afin d’encourager le travail collaboratif au sein de son entreprise, n’hésitez pas à investir dans les logiciels adéquats. Un logiciel de recrutement comme JobAffinity peut notamment vous aider à optimiser les onboarding que vous réalisez à distance.

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